La Perruche
La Nouvelle Parisienne

C’est Sur Les Rooftops de la capitale qu’est apparue La Nouvelle Parisienne. A la fois Bling et Bobo, La Perruche passe d’un style à l’autre, d’une branche à l’autre. Cette trentenaire fan de Must Have a été nourrie depuis son enfance par les campagnes de publicité des groupes de Luxe dont elle est l’avenir. Toujours Impeccablement Peignée Et Maquillée, elle aime les logos, les looks colorés et tout ce qui brille. Héritière de la Bobo Bord Cradouille des années 90, elle est concernée par le sort de la planète, de ses travailleurs et fuit les marques de fast fashion qui de toutes les façons la déclasse avec leurs tarifs trop accessibles et la durée de vie limitée de leurs vêtements qu’elles n’ont pas le temps de s’approprier. Responsable et durable, La Perruche Achète Et Recycle Sur Vestiaire Collective certains basics de sa garde-robe qu’elle accessoirise la journée avec un Sac Chanel et des Baskets Zadig & Voltaire. Elle mange le plus souvent Bio, Vegan une semaine sur deux, pratique le Yoga, a une Voyante Chinoise et se fait un rail de coke entre amis le vendredi. A l’opposé de la branchée déprimée des années 80 et de l’air blasé à force d’être bienveillante de la Bobo, la Perruche a L’Œil Brillant Et Rond, et le sourire implacable. Joyeuse, jamais vulgaire, la Perruche est toujours à l’affût d’un bon mot, d’un sac monogrammé, d’une fête ou d’un voyage. Bien Élevée, elle finit la bouteille de champagne chaude et sans bulles en se réveillant le matin. Libérée par le Porno Chic des années Tom Ford, elle a adopté la sexualité sans affect des homosexuels, ce qui ne l’empêche pas d’être sentimentale. Leurs camarades de jeux travaillent dans la finance ou la communication, ont le cheveu mi-long et une petite barbe pour preuves de leur indépendance d’esprit. Ils s’habillent de façon neutre, mais pas en carbone chez Vente Privée, pour gagner du temps et continuer à faire des affaires.

Écrit par Gérald Cohen | 02/11/2018